
Une liste d'entretien automnal bien suivie fait toute la différence entre un hiver qui se déroule sans accroc et un hiver qui commence par un appel à une entreprise de restauration. Octobre est la dernière vraie fenêtre dont dispose la plupart des propriétaires canadiens avant que le sol ne gèle et que la première neige ne tombe. Les petits problèmes qui traînent autour d'une maison à cette période, gouttières bloquées par les feuilles mortes, fissures fines dans le revêtement ou la fondation, isolation trop mince par endroits dans l'entretoit, semblent bien anodins en octobre. En janvier, chacun d'eux peut devenir la raison pour laquelle l'eau coule le long d'un mur intérieur ou pour laquelle la fournaise tourne à plein régime sans jamais suffire.
Cette liste couvre les trois tâches les plus importantes avant l'arrivée du froid : nettoyer les gouttières, calfeutrer les fissures et vérifier l'isolation, en plus de quelques travaux extérieurs supplémentaires qui protègent une maison une fois que le vent et la neige s'installent.
Nettoyez vos gouttières avant le premier gel
Les gouttières n'ont qu'un seul rôle : évacuer l'eau du toit, loin de la fondation. Quand elles sont pleines de feuilles mouillées, ce rôle cesse d'être rempli, et les conséquences se manifestent souvent à plus d'un endroit à la fois.
L'eau qui ne peut pas s'écouler dans une gouttière bloquée a deux chemins possibles. Elle peut déborder par-dessus le rebord et couler le long du revêtement, imbibant le bois de la corniche et des moulures qui se trouvent derrière. Trempé à répétition par les pluies d'automne, ce bois ramollit et pourrit, souvent hors de vue, jusqu'à ce que le propriétaire s'en aperçoive seulement au printemps. Ou bien l'eau remonte sous le bord du toit. Dès que la température nocturne descend sous le point de congélation, cette eau emprisonnée regèle, prend de l'expansion et peut se glisser sous les bardeaux. C'est ainsi qu'un barrage de glace commence à se former bien avant la première vraie chute de neige : une gouttière bloquée retient l'eau de fonte contre le rebord du toit, celle-ci regèle en une crête de glace, et chaque nouveau dégel n'a plus d'autre issue que de repasser sous les bardeaux, jusque dans l'entretoit ou le plafond.
Pour bien nettoyer les gouttières :
- Retirez les feuilles et les débris à la main ou avec une pelle, en travaillant depuis la descente pluviale vers l'extérieur pour éviter de pousser les débris plus loin dans le système de drainage.
- Rincez toute la longueur de la gouttière avec un boyau d'arrosage et vérifiez que l'eau ressort librement à la descente pluviale. Un filet d'eau ou un refoulement indique un blocage plus loin dans le système.
- Assurez-vous que les descentes pluviales évacuent l'eau bien loin de la fondation. L'eau rejetée directement à la base de la maison compte parmi les causes les plus fréquentes d'infiltration au sous-sol, surtout une fois que les pluies d'automne et la fonte printanière augmentent le volume d'eau à gérer.
- Inspectez la gouttière elle-même : recherchez les sections affaissées, les supports desserrés ou les petits trous, et réparez-les ou remplacez-les maintenant plutôt que d'attendre que le poids de la première neige s'y ajoute.
Calfeutrez les fissures avant que l'hiver ne s'en charge
Chaque fissure dans une fondation, une entrée de garage ou un mur extérieur est une ouverture qui s'aggrave, et non l'inverse, une fois l'hiver installé. L'eau qui s'infiltre dans une petite fissure en octobre gèlera dès que la température chutera. La glace prend environ neuf pour cent plus de volume que l'eau dont elle provient, et cette expansion exerce une pression vers l'extérieur sur la surface qui la retient. Une fissure fine dans le béton ou la maçonnerie peut s'élargir sensiblement après un seul cycle de gel et de dégel, et les hivers canadiens en comptent habituellement plusieurs dizaines entre octobre et mars.
Concentrez-vous sur trois zones :
- Les fissures de fondation. Les petites fissures, généralement de moins de 3 millimètres de largeur, peuvent habituellement être scellées de l'intérieur avec du ciment hydraulique ou un scellant à maçonnerie. Les fissures plus larges, ou celles qui montrent des signes d'humidité active, méritent une évaluation par un professionnel avant l'hiver, puisque sceller une source d'eau active sans en régler la cause tient rarement.
- Le calfeutrage extérieur. Vérifiez les points de jonction entre différents matériaux : le revêtement autour des cadres de portes et de fenêtres, l'endroit où un balcon ou une galerie rejoint la maison, ainsi que le pourtour des tuyaux, des évents et du câblage qui traversent un mur extérieur. Un calfeutrage ancien, craquelé, rétréci ou devenu cassant doit être retiré et remplacé plutôt que recouvert.
- Le coupe-bise. Un coupe-bise usé autour des portes extérieures et des fenêtres ouvrantes est l'une des réparations les plus abordables de cette liste, et l'une des plus perceptibles dès que le vent se lève, puisque c'est souvent là qu'un propriétaire ressent le premier courant d'air.
Vérifiez votre isolation
L'isolation ne cède pas d'un coup. Elle se tasse, se compresse ou a tout simplement été installée trop mince pour un hiver canadien, et le résultat est une perte de chaleur qui se concentre à des endroits précis plutôt que de se répartir uniformément dans la maison. Ressources naturelles Canada souligne que les fenêtres, les portes et les puits de lumière peuvent être responsables de jusqu'à 35 % des pertes totales de chaleur d'une maison, une proportion considérable pour des surfaces qui occupent une part relativement petite de l'enveloppe extérieure. Les conseils du gouvernement du Québec précisent d'où vient le reste : dans une maison d'une trentaine d'années mal isolée, les pertes de chaleur liées à une mauvaise isolation peuvent être de l'ordre de 17 % par les murs extérieurs hors-terre, de 15 % par les murs du sous-sol et les planchers de fondation, et de 11 % par le toit.
Une inspection en octobre devrait couvrir :
- L'entretoit, en vérifiant que l'isolation est répartie à une épaisseur uniforme sur toute la surface, et non seulement compressée près de la trappe d'accès où le passage est fréquent. Le gouvernement du Québec recommande d'atteindre une valeur R de 50 ou plus dans un entretoit, et bien que les exigences varient selon la province et la zone climatique, une isolation mince ou inégale dans l'entretoit compte parmi les causes les plus fréquentes de perte de chaleur et de formation de barrages de glace, puisqu'un entretoit trop chaud fait fondre la neige du toit par en dessous, même quand l'air extérieur est bien en dessous de zéro.
- Les solives de rive au sous-sol et les murs de fondation exposés, où l'isolation est souvent plus mince que dans le reste de la maison et où l'infiltration d'air froid se sent facilement à main nue par une journée fraîche.
- La trappe d'accès à l'entretoit elle-même, souvent laissée sans isolation ni scellement, même dans les maisons dont l'entretoit est par ailleurs bien isolé.
Autres tâches pour votre liste d'entretien automnal
Quelques tâches supplémentaires se font facilement pendant le même passage à l'échelle et le même tour extérieur de la maison :
- Taillez les branches d'arbres qui surplombent le toit ou les lignes électriques, puisque les branches lourdes et mouillées sont une cause fréquente de dommages liés au vent et à la glace tout au long de l'hiver.
- Rangez ou fixez le mobilier extérieur, les jardinières et tout autre objet qui pourrait s'envoler lors d'une tempête de vent automnale ou hivernale.
- Assurez-vous que les robinets extérieurs sont vidangés et fermés avant le premier gel important, afin d'éviter qu'une conduite extérieure n'éclate.
Foire aux questions
Quel est le meilleur moment pour nettoyer les gouttières avant l'hiver?
La fin octobre, une fois que la majorité des feuilles sont tombées mais avant le premier gel important, représente le moment idéal dans la plupart des régions du Canada. Nettoyer trop tôt signifie souvent devoir recommencer une fois que les feuilles restantes seront tombées.
Comment une gouttière bloquée peut-elle mener à un barrage de glace?
L'eau emprisonnée dans une gouttière bloquée remonte contre le rebord du toit et regèle pendant la nuit. Cette crête de glace bloque ensuite l'écoulement de l'eau de fonte, qui n'a plus d'autre choix que de repasser sous les bardeaux, jusque dans l'entretoit ou le plafond.
Quelle valeur R mon isolation d'entretoit devrait-elle atteindre?
Les valeurs R recommandées varient selon la province et la zone climatique; vérifiez le code du bâtiment ou le fournisseur d'énergie de votre région pour connaître le chiffre applicable chez vous. À titre de référence, le gouvernement du Québec recommande une valeur R de 50 ou plus pour l'isolation d'un entretoit.
Puis-je sceller une fissure de fondation moi-même?
Les petites fissures fines et sèches peuvent souvent être scellées avec du ciment hydraulique ou un scellant à maçonnerie. Les fissures plus larges, ou celles qui montrent des signes d'humidité active, devraient être évaluées par un professionnel avant l'hiver, puisque sceller la surface sans régler la source d'eau tient rarement dans le temps.
Que dois-je faire si je découvre un dégât d'eau en effectuant l'entretien automnal?
Réglez la situation avant qu'elle ne traverse un cycle complet de gel et de dégel hivernal, puisque l'humidité emprisonnée ne fera qu'empirer sous la neige et la glace. Si le dégât dépasse une simple réparation, ou si vous n'êtes pas certain de son étendue, faites appel à une évaluation professionnelle avant de refermer le mur.
L'entretien automnal permet de repérer la plupart des problèmes avant que l'hiver ne les aggrave, mais certains passent tout de même inaperçus à temps. Si une inspection automnale révèle un dégât d'eau, une fuite active ou un problème qui dépasse un simple projet de fin de semaine, Paul Davis est prêt à intervenir grâce à sa promesse d'une intervention rapide : nous vous contactons dans les 30 minutes suivant votre appel, nous sommes sur place en quelques heures, nous documentons votre processus de manière approfondie, et nous travaillons avec empathie et compréhension. Composez le 1-800-661-5975 ou trouvez le bureau Paul Davis le plus près de chez vous, parmi plus de 65 bureaux partout au Canada.
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